LE TRAVAIL AVEC UN DRAPEAU
Personne n’aime travailler avec un cheval peureux, voyons ce que nous pouvons faire pour qu’il accepte les gestes brusques et inhabituels près de lui. Voyons comment essayer de rendre de jeunes quarter horses plus courageux face à des objets non-hostiles et à ce qu’ils ne s’enfuient pas.
Ce dont nous avons besoin : un sac plastique de supermarché, accroché au bout du carrot stick ou d’une chambrière (le sac doit être crevé pour ne pas qu’il gonfle comme un ballon).
Pré-requis : le quarter horse doit être longer tranquillement dans le rond ou la carrière.
Premier cas : un cheval calme
Nous sommes dans le rond de longe, le cheval est libre d’aller où il veut. Nous faisons bien attention à ne pas faire bouger le drapeau de façon agressive en direction du cheval, ce qui lui donnerait alors l’information de s’éloigner de nous. Au début le drapeau gène le cheval et celui-ci l’évite.
Si le quarter horse néglige le drapeau, nous lui faisons faire 2 à 4 tours de rond, puis nous le laissons revenir au centre - près du drapeau - pour se reposer. Le cheval est libre de rester là ou de s’éloigner, c’est sa décision.
Il se peut que le cheval se fatigue du jeu et s’approche. Nous reculons pour l’inviter à s’approcher et rapidement nous le caressons partout avec le drapeau, nous reculons encore en l’agitant, encore un pas en arrière et nous le frottons encore.
Un peu plus tard, nous pourrions utiliser le drapeau comme un fouet. Pour réaliser cela, notre position, notre langage corporel et les mouvements du drapeau seront plus autoritaires et plus en direction du cheval. Rapidement le cheval apprendra à réléchir à la situation et à distinguer les bruits d’ambiance des caresses ou tapotements de réconfort, et des indications de se déplacer. Développer ce type de processus mentaux va bien au-delà d’apprendre au quarter horse à supporter un drapeau qui l’ennuie.
Quelques minutes plus tard, nous avons une couverture légère flottant au vent, accrochée au bord supérieur du rond de longe, et le cheval marche dessous en baissant la tête, la couverture lui pend sur l’encolure et le train, et il attrape une carrotte. ( c’est l’une des rares fois où nous utilisons la nourriture dans l’entrainement, cependant nous avons absolument besoin d’une tentation qui lui fasse se demander : je vais sous la couverture pour attraper la carrotte, ou je reste là à la regarder ?)
Deuxième cas : un cheval moins calme
Mais d’autres fois, le cheval ne supporte pas le drapeau quand il est trop près et peut devenir un peu agressif. Si l’entraineur se rend compte que la situation n’est pas sure, nous pouvons utiliser une autre approche.
Pour des chevaux qui sont trop violemment effrayés par le drapeau, la chambrière avec le sac plastique doit être mise à l’extérieur du rond, appuyée debout contre la barrière et contre le vent pour que le drapeau flotte gentiment vers l’intérieur du rond. Le cheval est longé près du drapeau. Il ne faut pas laisser le cheval se mettre à courrir quand il s’approche du drapeau, ni couper au milieu du rond pour l’éviter. Plutot que de lui courrir après pour le faire s’approcher du drapeau, nous procédons par transitions, en appliquant de petites pressions pour que le quarter horse s’approche petit à petit du drapeau, un peu plus à chaque tour. Nous travaillons bien sûr le cheval dans les deux sens. Quand il souhaite s’arrêter, il a le droit de le faire prés du drapeau, s’il s’écarte, nous le faisons repartir pour 2 à 4 tours. Rapidement, il comprendra qu’il est plus sympa de faire ami-ami avec le drapeau que de devoir travailler.
L’ensemble de ce travail prend une vingtaine de minutes par cheval