Hugo emmène régulièrement des cavaliers en balade sur les terrains qui entourent son ranch, dans la Vienne. Ce département a un atout que peu de régions offrent : des paysages qui changent complètement en une heure de route, de la forêt dense au marais à ciel ouvert.
La forêt de Moulière, pour les sorties d’une journée
La forêt de Moulière, au sud de Poitiers, propose des kilomètres de chemins forestiers stabilisés, parfaits pour une sortie à la journée sans dénivelé technique. Le sous-bois offre une ombre bienvenue en été, et le sol sablonneux par endroits reste praticable même après plusieurs jours de pluie, un vrai avantage sur ce type de terrain (voir la forêt de Moulière sur Wikipédia).
Le marais poitevin, une expérience à part
Direction le sud-ouest pour rejoindre le marais poitevin, surnommé la « Venise verte », un ensemble de canaux et de prairies inondables qui se découvre différemment à cheval qu’en barque. Certains itinéraires longent les levées de terre entre les parcelles, avec une vigilance particulière à porter aux passages les plus humides après une période de pluies (plus de détails sur le marais poitevin). C’est une randonnée qui demande un cheval calme, peu impressionnable par l’eau et les passerelles étroites.
La meilleure période pour aborder le marais à cheval reste la fin du printemps et le début de l’été : les niveaux d’eau sont plus stables qu’en hiver, la végétation des berges est déjà haute et les chemins moins boueux. En automne et en hiver, certaines levées deviennent impraticables après une crue, et il vaut mieux se renseigner localement, auprès d’un centre équestre du secteur, avant de s’engager sur un itinéraire qui longe l’eau de près.
La vallée du Clain, une option plus tranquille
Moins spectaculaire que le marais mais tout aussi agréable, la vallée du Clain qui traverse Poitiers offre des chemins de halage et des prairies bordées de peupliers, idéals pour une sortie d’une demi-journée sans grande difficulté technique. C’est souvent l’itinéraire que Hugo recommande en premier aux cavaliers qui découvrent la région : le terrain est stable toute l’année, les points de ravitaillement en eau pour le cheval sont réguliers, et le retour au ranch peut se faire par plusieurs variantes selon l’énergie qu’il reste au cheval et au cavalier en fin de sortie.
Itinéraires, durées et hébergements
| Itinéraire | Durée | Difficulté | Hébergement |
|---|---|---|---|
| Forêt de Moulière (boucle sud Poitiers) | 4 à 6 heures | Facile | Retour à l’écurie le soir |
| Traversée du marais poitevin | 2 à 3 jours | Modérée (passages étroits) | Gîtes équestres le long du parcours |
| Boucle Vienne, vallée du Clain | 1 journée | Facile | Halte pique-nique, retour au ranch |
| Itinérance Poitou, plusieurs étapes | 3 à 5 jours | Modérée à soutenue | Gîtes équestres réservés à l’avance |
Où dormir avec un cheval
Toute la difficulté d’une randonnée de plusieurs jours tient dans l’étape du soir : un gîte équestre digne de ce nom propose un box ou un paddock sécurisé pour le cheval, pas seulement un lit pour le cavalier. Réserver ces étapes en amont est indispensable en haute saison, la région comptant un nombre limité de structures réellement équipées pour l’accueil équin. Le Comité régional de tourisme équestre du Poitou publie des listes d’itinéraires balisés et d’hébergements adaptés, une ressource précieuse pour construire un parcours sur plusieurs jours sans mauvaise surprise le soir venu.
Un bon gîte équestre se reconnaît à quelques détails simples au moment de la réservation : la présence d’un point d’eau à proximité immédiate du box, une clôture ou un paddock réellement sécurisé plutôt qu’un simple pré ouvert, et idéalement un accès pour décharger le van sans manœuvre périlleuse en pleine nuit après une longue étape. N’hésitez pas à demander des photos récentes avant de réserver : la description d’une annonce en ligne ne dit pas toujours l’état réel d’une clôture ou la proximité d’une route passante.
Préparer le cheval avant l’itinérance
Une randonnée de plusieurs jours ne s’improvise pas côté condition physique du cheval. Un animal qui ne sort qu’au pas en carrière depuis des mois encaissera mal cinq à six heures de marche quotidienne sur plusieurs jours consécutifs, avec un risque réel de courbatures, voire de blessures tendineuses. Les cavaliers expérimentés de la région recommandent généralement un mois de préparation progressive avant un grand itinéraire, en augmentant peu à peu la distance des sorties et en habituant le cheval au poids complet du chargement, sacoches comprises.
Ce qu’on emporte, et ce qu’on vérifie avant de partir
Avant une itinérance de plusieurs jours, vérifiez systématiquement l’état de la clôture ou du système d’attache prévu à chaque étape, et emportez toujours le document d’identification du cheval, obligatoire en cas de contrôle. Pensez aussi à relire notre guide sur le cheval au pré toute l’année : les besoins en eau et en fourrage restent les mêmes en itinérance qu’à la maison.




